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Points de vue

Nous partageons ici le point de vue de nos membres sur des sujets de société qui nous préoccupent tous.

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Conforter les bonnes relations au travail entre les générations

Dans le secteur du travail, la notion de « conflit intergénérationnel » apparaît fréquemment dans les médias comme sur les réseaux sociaux. Ce qui peut sembler une évidence en ces temps où le conflictuel est à l’honneur, mais est loin d’être une réalité. 

Pour l’association Boomers en Mouvement, il est hors de question de laisser s’installer le moindre doute : jeunes et seniors font bon ménage…Même au travail !

La situation actuelle

Aujourd’hui notre pays compte, grosso modo, quatre générations de poids sensiblement équivalent (les jeunes de 0 à 25 ans - les actifs de 25 à 45 ans - les quinquas de 45 à 65 ans - les seniors après 65 ans qui sont très majoritairement retraités).

Si la difficulté de collaborer entre générations existe, c’est nécessairement entre celle des jeunes actifs et celle des quinquas en entreprise qui assument pour certains la lourde fonction de management au sein d’entreprises ou le management humain n’est pas la priorité.

En revanche, entre seniors et jeunes nous sommes plutôt dans la divergence d’intérêts sur la retraite par répartition puisque si les jeunes actifs cotisent pour la retraite de leurs aînés, ils peuvent s’interroger sur leur possibilité de bénéficier du même système avec leurs juniors encore à l’école…. Un manque de visibilité ne fait pas un conflit, mais il peut y contribuer, surtout si on ne trouve pas les bons arguments pour rassurer, au moins partiellement. Lire la suite ici

Classe d’informatique senior

Repenser la retraite : en finir avec l’âge pivot,

redonner la liberté de choisir

Le concept d’âge pivot – ce seuil à partir duquel un départ à la retraite serait jugé "juste" – cristallise depuis des années les tensions sociales. En imposant un âge standard (64 ans, 65 ans…), il nie les parcours de vie hétérogènes, les pénibilités différenciées, et les aspirations individuelles. Cette approche bureaucratique, rigide et normative est perçue à juste titre comme injuste : pourquoi un ouvrier usé à 60 ans devrait-il attendre autant qu’un cadre dont le métier est moins éprouvant ?

À l’inverse, plusieurs syndicats et pays proposent des modèles plus souples. La CFDT, par exemple, défend depuis longtemps un système à la carte, avec un socle de droits garantis et des ajustements selon les carrières. En Suède ou en Allemagne, les départs à la retraite sont possibles entre 61 et 67 ans, avec une pension ajustée en fonction de l’âge choisi. Ces modèles valorisent la liberté et la responsabilité individuelle.

Pourquoi ne pas aller plus loin ? Imaginons un système dans lequel chacun pourrait partir entre 60 et 70 ans, de façon progressive ou non, avec ou sans cumul emploi-retraite. Seule contrainte : s’assurer d’une rente minimum sans avoir recours à l’aide sociale, en intégrant des compensations spécifiques par exemple pour les carrières longues, les métiers pénibles, les maladies chroniques, ou les parents isolés.

Ce modèle hybride offrirait plus de justice sociale, tout en tenant compte de la soutenabilité financière. Il favoriserait aussi un rapport apaisé au travail et à la retraite, en remettant au cœur du système ce qui devrait y être depuis toujours : le libre choix.

 

François MARTIN 

Boomers En Mouvement

Troupeau d'oiseaux

Gérer l’immigration : rapide résumé de la situation

​La loi sur l’immigration a été promulguée en janvier 2014. Cette loi favorise l'intégration des personnes travaillant dans des métiers en tension, à condition qu’elles acquièrent un niveau minimum en français et qu'elles respectent les valeurs républicaines. Une circulaire, destinée aux Préfets qui délivrent les permis de séjour, a été publiée par Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur. Cette circulaire, qui durcit certaines dispositions de la loi, a été vivement critiquée. Les dispositions proposées par la droite et l'extrême droite, d’abolition du droit du sol, de suppression de l’ADEME, de préférence nationale pour les allocations, ont toutes été recalées par le Conseil Constitutionnel. Aussi, la gestion des OQTF a été également très critiquée, en particulier dans l’émission Complément d'Enquête, sur le sujet. Il semble que tous les étrangers reçoivent des OQTF et qu’il n’y a pas assez de distinction entre ceux qui sont bien intégrés et les autres. Cela va à l’encontre de la lettre et l’esprit de la loi telle qu’elle avait été votée.

En résumé, nous avons tous les outils législatifs en France et en Europe pour acter un encadrement des migrants, certes plus restrictif, mais aussi plus juste. Malheureusement, la mise en pratique n’est pas à la hauteur de la vision portée par les législateurs.

 

Sources:

https://commission.europa.eu/news/setting-out-plan-put-migration-and-asylum-pact-practice-2024-06-12_fr

https://www.vie-publique.fr/loi/287993-loi-immigration-integration-asile-du-26-janvier-2024

https://www.france.tv/france-2/complement-d-enquete/6833485-oqtf-quatre-lettres-qui-divisent-la-france.html

 

Catherine Favre

Boomers en Mouvement 

Complexe de logements modernes

Il est temps de bâtir une politique du logement qui inclut seniors et jeunes dans une logique intergénérationnelle

Est-il nécessaire de rappeler que huit ministres du logement se sont succédé depuis 2017, sans qu’aucune politique claire et ambitieuse ne soit mise en œuvre ?

Dès lors, pas de surprise sur le fait que la construction de logements neufs piétine (258 000 par an) et que près de 25 % des citoyens témoignent de leurs difficultés à se loger correctement (source Challenges n°860).

La société a profondément évolué avec la multiplication des foyers, la généralisation des études supérieures et l’allongement de la vie : faut-il s’en plaindre ? Évidemment non, mais cela nous oblige à identifier des solutions autres que la construction du neuf ou la rénovation des bâtiments de type F et G, lesquels ont comme caractéristique commune d’être très encadrée (doux euphémisme !) et de plus très chère pour les primo-accédants et les retraités.

Le poids économique du logement dans le budget des familles étant déjà fort élevé (27%), il convient de trouver des solutions à la fois attractives en emplacement et financièrement raisonnables.  

La ressource la plus résiliente demeure l’habitat social qui, avec 5,5 millions de logements, reste incontournable pour les familles, quelle que soit leur nationalité, mais n’est pas destiné en priorité à loger les personnes âgées et encore moins les jeunes.

Dès lors que faire ? Utiliser les ressources disponibles ou potentiellement disponibles.

À titre d’exemple, quatre millions de personnes de plus de 60 ans vivent seules et subissent un isolement préjudiciable (selon la Fondation Abbé Pierre).

Par ailleurs, les bureaux n’ont plus la cote et représentent une manne intéressante, même si leur transformation en logement se révèle onéreuse (autant que la construction du neuf) ; mais au moins le foncier est acquis. Rien qu’en Ile De France il y a cinq millions de m2 vacants, soit 10% du total des bureaux de la région (source Challenges 860).

Malgré les arcanes administratifs, environ deux mille logements sont ainsi réalisés chaque année en France : il en faudrait beaucoup plus !  

Nos propositions : 

1/ À partir de bureaux récupérés, de casernes transformées ou encore de maisons anciennes ne répondant plus aux critères de confort et d’économie actuels, les collectivités territoriales pourraient avec un PLU modifié :

  • Faire édifier des résidences partagées associant seniors isolés et jeunes étudiants, voire jeunes actifs - c’est-à-dire des personnes vivant seules - s’inscrivant soit dans le registre privé « type résidences services seniors » soit dans le public « résidences autonomie telles que définies par la loi de mai 2016 » en se posant la question du seuil (20 personnes minimum par habitat). 

  • Motiver les collectivités locales à ouvrir 1 résidence partagée intergénérationnelle pour 20 000 habitants (en maniant la carotte ou le bâton !).

    • Sous la forme d’habitat partagé comme défini ci-dessus

    • Ou comme coopérative d’habitants qui collectivise la propriété et semble appropriée pour de petits groupes se cooptant.

 

2/ Accompagner les personnes âgées seules :

  • Vers cet habitat partagé intergénérationnel (cf ci-dessus) et libérer ainsi des appartements souvent en centre-ville pour des primo-accédants (du fait de la surface de ces appartements) ou des familles avec un seul enfant.

  • Ou bien les rassurer sur la cohabitation avec un étudiant : vive le Co living !

​

Si par cette politique volontariste et sociale nous permettions à un million de français - jeunes et moins jeunes - de mieux se loger en leur assurant un logement conforme à leurs besoins et dans leur budget…nous aurions - n’en doutons pas - fait bouger les lignes. 

 

Dominique Dubreuil

Secrétaire de l’association Boomers En Mouvement

Avril 2025

Jouer au babyfoot

La contribution des retraités « aisés » au redressement des finances publiques !

L’idée n’est pas incongrue ! Elle mérite d’être débattue mais à deux conditions : Un, que les débats se fassent dans la sérénité (contrairement à ce qui se joue à l’Assemblée nationale, notamment chez les groupes d’extrême droite et de gauche). Deux, qu’aucun montant définissant les retraités « aisés » ne soit lancé à la cantonade sans avoir auparavant fait l’objet d’une analyse très fine sur la grande hétérogénéité de la situation sociale et financière des retraité(e)s.

Image de British Library

Nous refusons!

Refusons la prétendue paix négociée entre la Russie et les Etats-Unis dans le dos de l’Ukraine et de l’Europe.

Refusons de baisser la tête face à ceux qui se pensent tout puissant, qu’ils soient à Moscou ou à Washington.

Refusons de nous croire incapable de maîtriser, demain, notre propre sécurité.  

Refusons d’abandonner ce qui nous est le plus cher : la paix.

Refusons d’oublier le passé. 

 

Nous, seniors et boomers ne lâchons rien : ni l’Europe, ni la démocratie.

groupe d'étude

Participation à l’attention du groupe de travail de Renaissance sur l'égalité homme-femme

Chère Marlène

 

Les membres de l'association Boomers En Mouvement ont particulièrement été touchés par le cas de Gisèle Pélicot. Non seulement par la violence et la durée des abus qu'elle a subie, mais aussi parce qu'elle fait partie de la génération du baby-boom.

Son âge a joué en sa défaveur et sur plusieurs plans. Il a permis à l'abuseur de la présenter comme sénile alors qu'elle était sous l'emprise de puissantes drogues. Même les médecins qu'elle a consultés, toujours en présence de son mari, ont été trompés. 

L'abuseur a consolidé son emprise en déménageant, en isolant sa victime de sa famille et de ses connaissances. On peut supposer que cette dame très digne ne s'est pas confiée à sa famille de tous ses troubles gynécologiques. Une femme plus jeune aurait peut-être pu trouver une confidente à qui parler. Mais pour une femme âgée c'est plus difficile. Elle s'est retrouvée seule, isolée avec ses problèmes.

J'ai noté que des kits de test pour déceler la présence de drogues ont été distribués. Il faut aller plus loin dans la formation des médecins et dans le diagnostic médical. On pourrait, par exemple, hospitaliser pour une courte durée la patiente afin d'observer son comportement, en dehors de son environnement habituel.

Cette vigilance accrue doit aussi s'appliquer à toutes les femmes âgées, quelle que soit leur situation, avec une attention spéciale pour les plus vulnérables.

En espérant que la cause des femmes âgées ne soit pas oubliée au milieu d'un agenda chargé.

 

Catherine Favre

Membre du Bureau de l’association Boomers En Mouvement

Peinture par points

S'en prendre à la culture est un mauvais calcul

Certes l’État doit faire des économies, certes les collectivités territoriales sont soumises à y participer également…mais couper - voire arrêter - de subventionner la création artistique comme certaines régions et départements ont décidé de le faire actuellement c’est :

​

  • Politiquement, rallier les idéologies populistes qui nous emportent sur des chemins nauséabonds                  

  • C’est isoler les territoires qui ont besoin d’offrir des créations artistiques diverses pour créer du lien entre les populations et de s’ouvrir vers l’extérieur

  • C’est appauvrir le commerce local qui se réjouit de centres ville, de rues, de places de villages animées 

  • C’est empêcher les enfants et les jeunes adolescents de découvrir des œuvres susceptibles de nourrir leur imaginaire

  • C’est couper les ailes de tous les « petits » lieux culturels qui n’ont de cesse d’accueillir et d’accompagner les jeunes artistes 

  • Enfin, c’est punir tous les publics – jeunes, moins jeunes et seniors – pour lesquels assister à une pièce de théâtre, un concert, un festival… constitue des parenthèses extrêmement importantes en termes de vivre ensemble.​

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